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l'article de presse que vous souhaitez :
· Pour
venir en aide à "Mourir en Paix" 31/07/2002,
· Lucien Etienne se
bat pour les droits des malades,
· La croisade de
Lucien Etienne contre la souffrance,
· Le Cancer pour cible,
·
Mourir
en Paix 4000 adhésions déjà,
·
Mourir
en Paix reçue à Paris par E. GUIGOU.
·
Association
: Prendre la douleur en compte.
·
Mourir
en Paix veut apaiser la souffrance des malades.
·
Lucien
Etienne lutte contre la douleur.
·
Forum
Avignon : " La confiance menacée".
·
Proposer
une médecine à visage humain.
·
Distinction "La Piana Honoré".
·
La
lettre Convergence.
·
DR
JEAN-MICHEL LASSAUNIERE : Douleur: l'absence d'explication fait mal.
·
Soins
Palliatifs : toute une éducation à faire.
·
A
Gardanne, l'accompagnement doux,
établissement de soins palliatifs, La
Maison a aussi développé une unité
mobile très efficace.
·
Un
Concert pour soutenir l'action de la Maison.
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Lucien Etienne se bat
pour les droits
des malades
(Article paru dans la Provence)
Il vient de créer le mouvement citoyen
"Mourir en Paix" destiné notamment à accélérer les soins
palliatifs.
Comme il l'écrit dans le livre qui
retrace un des grands projets que Lucien Etienne a réalisé dans sa
vie, à savoir parcourir à vélo 6500 km dans les Balkans, Hélène son
épouse depuis 47 ans a beaucoup donné d'elle-même au cours de sa vie.
Lucien Etienne vient de perdre celle qui fut pendant toutes ces années
sa compagne des bons et des mauvais jours, la muse pour laquelle sa vie
a toujours eu un sens. Hélène Etienne est décédée en février
dernier, des suites d'une longue et douloureuse maladie.
Une fois sa douleur un peu apaisée,
Lucien Etienne a décidé de redresser la tête et une fois encore,
d'engager un nouveau défi, de livrer un nouveau combat : il crée le
mouvement citoyen " Mourir en Paix", destiné à accélérer
la généralisation des soins palliatifs, à lutter contre la douleur et
à accélérer l'humanisation des soins dans le système de santé.
"Déçu par la médecine"
Nous avons rencontré M.Etienne pour
qu'il nous parle de son projet : "je suis terriblement déçu par
la médecine dont les budgets nationaux du ministère de la santé sont
non seulement insuffisants mais certainement mal repartis ; la recherche
n'en reçoit qu'une infime partie alors que ce devrait être le poste
prioritaire. Nos chercheurs en sont réduits à faire la quête au cours
d'émissions de télévision telles que le Téléthon ou Sidaction.
C'est un scandale. Nous sommes tous concernés, personne n'est à l'abri
devant la maladie. De plus les cancéreux meurent la plupart du temps
dans des souffrances abominables et ce fut le cas d'Hélène. Pour un
pays qui se permet de donner des leçons aux autres, c'est tout
simplement affligeant et intolérable. Voici la raison pour laquelle
j'ai décidé de me battre jusqu'à mon dernier souffle (j'espère qu'il
sera assez long ) pour lutter contre l'indifférence des politiques.
Pour monter mon mouvement, ce n'est pas soin. Nous n'avons pas besoin
d'argent pour informer les élus de ce pays de la situation
d'abandon dans laquelle se trouvent les malades face à leur maladie et
à leur souffrance. Ce n'est pas la faute du personnel hospitalier, qui
de l'aide soignante au grand professeur de médecine, est admirable de
professionnalisme, d'honnêteté, de dévouement et de courage. Mais ce
n'est pas suffisant, les gens de la médecine sont désarmés devant ce
terrible fléau appelé cancer ou sida.
Il leur faut des armes pour se battre.
Seul l'argent bien employé permettra de faire du bien à tous les
humains sans exception. Cet argent peut aussi devenir inutile ou
néfaste s'il est mal géré. La création de ce mouvement est un vaste
chantier, mais cela en vaut la peine. A titre d'exemple, il faut savoir
qu'il existe qu'un seul produit en matière de soins palliatifs : la
morphine, une drogue qui finit par détruire l'organisme avec de
terribles effets secondaires, quelques fois plus pénibles à supporter
que le mal lui-même". Voici les principaux objectifs de mouvement
"Mourir en Paix". La place des usagers dans le système de
soins et les droits des malades sont en train de se mettre en place, de
même que la structuration des soins palliatifs dans les établissements
de santé et au domicile. En attendant, de nombreuses anomalies existent
et la mort dans des souffrances abominables fait toujours partie du
panorama de ce début du siècle. Vous croyez aux droits des malades.
Vous voulez adhérer ou vous impliquer dans un mouvement destiné à
dénoncer l'intolérable dans les situations de fin de vie.
Pour tous ceux et toutes celles qui
désirent rejoindre le mouvement "Mourir en Paix", Lucien
Etienne est à leur disposition pour donner de plus amples informations,
on peut le joindre par courrier au 1216, chemin de la Verdière, 84140 -
Montfavet - 04.90.32.24.05.

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La
Croisade de
Lucien Etienne
contre la souffrance
(Article paru dans la Provence)
Lucien Etienne et ses amis de
"Mourir en Paix" ne veulent plus voir partir les malades du
sida ou du Cancer dans d'insupportables souffrances.
Ils sont 1800 aujourd'hui, ils veulent
être 20000 "les amis d'Hélène" "veulent porter
témoignage et permettre à ce que dans un avenir proche chacun puisse
mourir en paix. Hélène Etienne s'est éteinte voici plusieurs mois
maintenant, très entourée par son époux Lucien, son beau-frère
André, Chirurgien à Saint Benoît de la Réunion, mais dans
d'horribles souffrances.
"Nous avions commencé ensemble une action", nous explique
Lucien Etienne qui part en croisade contre la souffrance, celle qui
accompagne trop souvent le départ d'un être proche victime du cancer
ou du sida.
"Il n'y a pas de fatalité" crie-t-il haut et fort.
"Il suffirait que l'État prenne ses responsabilités, donne
mission à deux, voir trois chercheurs, pour que dans quelques années
des progrès très importants soient réalisés dans ce domaine, j'en
suis et mes amis aussi intimement persuadés".
Au lendemain de la mort
de son épouse, Lucien Etienne envoyait six-cents lettres
à tous ceux qui s'étaient manifestés. Une chaîne de
solidarité venait de naître et si à ce jour cet élan
qualifié de mouvement citoyen,
elle ne cesse de
s'amplifier et devrait atteindre les 20000 signatures
d'ici la fin de l'année.
L'association
veut rencontrer Bernard Kouchner
"Pas question de
créer une association de plus, nous voulons simplement
alerter nos responsables politiques en créant un
mouvement dynamique pour qu'ils se sentent obligés d'agir"
Lucien a trouvé sur Le
Pontet en Robert Guigue, un défenseur convaincu de ce
"combat".
Avec l'accord d'Alain Cortade, la maire du Pontet, Robert
a su faire passer le message auprès de ses amis employés
municipaux et la chaîne de solidarité s'est amplifiée.
"Les témoignages
viennent des quatre coins de la France, de l'étranger,
nous ne demandons rien, simplement une signature pour
témoigner, pour être plus fort, pour être
entendu".
Le Mouvement a reçu le
soutien du Docteur Nadine Memran qui a créé au centre
hospitalier de Nice, un service de soins palliatifs :
"avec elle, nous sommes en train de solliciter un
rendez-vous avec Bernard Kouchner. Nous venons également
de créer un site Internet grâce à un géant de la
grande distribution, un outil pour parvenir à mobiliser
le plus de personnes possibles".
à la
rentrée organisera des rencontres dans différentes
régions, multipliera les contacts.
" A 64 ans, j'ai mené de nombreux combats qui
en valaient beaucoup moins la peine, je ne me suis jamais
senti aussi motivé qu'aujourd'hui".

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Le Cancer
pour cible
Une molécule qui vise uniquement
les cellules cancéreuses pourrait être commercialisée en France au
début de 2002.
Dans la lutte contre le cancer, une
voie vraiment nouvelle semble s'ouvrir.
Les États Unis viennent
d'autoriser la mise sur le marché du STI-571.
Derrière ce nom de code se cache une
molécule synthétique spécialement conçue pour bloquer la
prolifération des cellules cancéreuses.
"Il s'agit de la première
thérapie ciblée", explique le Docteur Ali Turhan, hématologue de
l'Institut Gustave Roussy ( Villejuif ).
Contrairement aux stratégies
actuelles (chimiothérapie, radiothérapie), ce médicament épargne les
cellules saines. Il s'attaque uniquement aux récepteurs cellulaires
responsables de la production des protéines impliquées dans le
processus cancéreux.
"Les résultats sont très
encourageants", affirme le Docteur Ali Turhan.
Le STI-571 s'avère ainsi
particulièrement efficace contre une forme de cancer du sang qui
affecte environ 1 personne sur 100.000 : la leucémie myéloïde
chronique. Plusieurs études montrent que près de 90% des malades en
échec thérapeutique traités avec ce médicament ont vu leur état
s'améliorer de manière spectaculaire.
Parmi eux, 49% ont connu une rémission
complète. Du jamais-vu. Mieux, selon le Docteur Ali Turhan, "cet inhibiteur se révèle également efficace contre les tumeurs solides,
comme les cancers bronchiques et certains cancers digestifs, beaucoup
plus fréquents que la leucémie myéloïde chronique". Toutes les
tumeurs cancéreuses ont des récepteurs qui leur sont spécifiques. Pour
les inhiber, il faut trouver la bonne cible. Apparemment, le STI-571
toucherait quatre types de récepteurs différents. Des essais sont en
cours aux États-Unis, mais aussi en europe.
En France, il devrait bénéficier d'une autorisation temporaire
d'utilisation avant sa commercialisation, prévue pour l'année 2002.
De quoi redonner l'espoir à des milliers de malades.
L'arrivée de cet anticancéreux marque
en effet le début d'une ère révolutionnaire pour la cancérologie. Un
quarantaine de molécules fonctionnant sur le modèle sont actuellement
à l'étude concernant les cancers aussi courants que ceux du sein, du
poumon , et du côlon.
Cette maladie deviendrait facilement guérissable. D'autant que le
STI-571, qui s'administre par voie orale, a des effets secondaires bien
moindres que ceux des traitements classiques.
Il suffira aux malades de prendre
chaque jour leur comprimé pour voir leur tumeur se stabiliser,
peut-être même régresser ou disparaître.
Article paru dans le
magazine :
L'Express du 24/05/2001 de Mme Claire Gabillat
__________
Commentaire
de Mr Etienne.
Ci-dessus, l'article de presse qui prouve que lorsque
l'on met les moyens, il y a des solutions et qu'il n'y a
pas de fatalité.
Le regret, c'est que encore une fois, il faut que ce soit
un grand laboratoire américain qui va ainsi monnayer le
produit à prix d'or, ce qui ne va pas permettre au plus
grand nombre d'y avoir accès.
En
France, nous avons les moyens de financer notre propre
recherche, encore faut-il mieux gérer le budget de la
santé, ne pas en dilapider l'essentiel en médicaments
dits de confort pour en consacrer le plus possible à nos
équipes de chercheurs qui sont la plupart du temps les
meilleurs éléments des laboratoires (US).
Continuons
de faire adhérer à notre mouvement citoyen.
La
pression sur les élus vient toujours de la rue, pour
guérir ou pour mourir dans la dignité il faut faire
financer la recherche, c'est le rôle de l'État et non se
substituer à lui par des collectes de fonds que nous
versons déjà abondamment à travers notre fiscalité.
Lucien
Etienne
Merci de me lire.
Tous ensembles, nous obtiendrons gain de cause.

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"Mourir
en Paix"
4000 adhésions déjà
(Article paru dans la Provence)
Le
20 novembre prochain, Lucien Etienne ira au ministère de
la santé défendre son projet visant à humaniser les
conditions de fin de vie.
En mai
dernier, quelques mois après la mort de sa chère épouse
Hélène, Lucien Etienne décidait de relever un défi en
créant le mouvement citoyen "Mourir en Paix",
destiné à accélérer la généralisation des soins
palliatifs, à lutter contre la douleur et à accélérer
l'humanisation, des soins dans le système de santé.
Son but
est de réclamer à ceux qui génèrent le budget de la
santé de meilleurs choix quant à l'investissement qu'ils
doivent faire.
Aujourd'hui,
l'association compte près de quatre mille adhérents.
Continuant
son combat, Lucien Etienne a obtenu, enfin, un rendez-vous
au ministère de la Santé et des Affaires sociales. Ce
rendez-vous aura lieu le 20 novembre à Paris, au
ministère, rue de Grenelles.
La
Provence : M.Etienne, où en êtes-vous aujourd'hui de
votre action ?
L.Etienne
: "Je vous dirais tout d'abord que l'intérêt que
porte à notre démarche la majorité des adhérents doit
nous encourager à poursuivre. Il est impératif de ne pas
relâcher notre effort d'ici à notre rendez-vous au
Ministère. Je rappelle que si chacun des quatre milles
adhérents rassemble seulement cinq personnes, nous serons
plus riches de vingt mille signataires !
"Je
considère que notre action humanitaire est non seulement
nécessaire mais indispensable pour tenir informés nos
responsables politiques de l'urgent de la situation, plus
la pression sera forte et les résultats concrets."
"Avec
ce genre d'action, nous pouvons espérer éviter au plus
grand nombre des malades une fin rapide et douloureuse
qu'Hélène, mon épouse et des milliers d'autres, ont
subi à ce jour"
Tous ceux
et celles qui désirent rejoindre le mouvement
"Mourir en Paix" peuvent prendre contact avec
M.Etienne, par courrier au 1216, chemin de la Verdière,
84140 - Montfavet, 04.90.24.05.31.

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"MOURIR
en Paix"
reçue à Paris par E. GUIGOU
(Article paru dans la Provence)
Les 18 et 20
novembre resteront deux journées très importantes dans
la vie de l'association Mourir en Paix, jeune mouvement
créé par Lucien Etienne en mai dernier. Le dimanche 18
novembre , dans le cadre du congrès de l'association
Tendresse, regroupant toutes les associations qui militent
pour l'amélioration de la qualité des soins palliatifs,
à l'aide à une fin de vie dans le respect de la
condition humaine, manifestation qui s'est déroulée au
centre des congrès du palais des papes, la toute jeune
association Mourir en Paix a été reçue par les
participants à ce congrès, où étaient présents de
nombreux médecins, infirmières, aides-soignantes,
journalistes et cinéastes, acteurs importants et
responsables de la société civile.
Le 20
novembre, le mouvement,
représenté par le docteur Nadine MENRAN, (responsable du service des
soins palliatifs à l'Hôpital de Nice), Martine BRACHET ( qui a
sollicité et obtenu le rendez-vous), Maître Véronique BONZI-ETIENNE,
Robert GUIGUE défenseur des droits de l'homme et porte-parole des
poly-arthritiques, (très handicapé lui-même par cette maladie ce qui
lui permet de parler de la douleur en connaissance de cause) et
moi-même ( toujours que plus motivé et déterminé à continuer notre
combat pour la prise en compte de la douleur par notre société, notre
mouvement a été reçu 127, rue de Grenelle à PARIS, au ministère des
affaires sociales, par Madame Elisabeth GUIGOU, en charge de ce
ministère, conférant ainsi à notre mouvement une reconnaissance
nationale.
Madame la Ministre, après nous avoir très chaleureusement félicités
et encouragés à poursuivre notre action, nous a mis en contact avec sa
collaboratrice Mme Odile PICARD et chacun d'entre nous put exprimer
tranquillement et longuement auprès de cette personne sympathique et
compétente.
Histoire de
confirmer l'ambiance
chaleureuse dans laquelle nous avons été reçus : le lundi 19, la
rendez-vous avait été préparé par Melle Cécile HELLE, député de
notre circonscription, qui nous a invités à l'Assemblée Nationale
pour assister à une séance publique des questions au gouvernement, ce
qui fut une première pour Nadine, Véronique et Robert.
Rappelons
que le mouvement Mourir en Paix s'est fixé le défi d'accélérer la généralisation des soins palliatifs, de
lutter contre la douleur et d'accélérer l'humanisation
des soins dans le système de santé. Son but est de
réclamer à ceux qui gèrent le budget de la santé de
meilleurs choix quant à l'investissement qu'ils doivent
faire.

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Prendre
la douleur en compte
(Article paru dans le Dauphiné Libéré)
"Mourir en
Paix"
est un mouvement citoyen créé sur un coup de
colère
par Mr Lucien Etienne à la suite du décès de son
épouse, Hélène,
le 6 février 2001.
"J'étais révolté
de voir de quelle façon étaient traités les grands
malades dans notre système de soins" constate Lucien
Etienne.
C'est pour cette raison qu'il part en guerre aujourd'hui,
afin d'accélérer la généralisation des soins
palliatifs humaniser l'hôpital et faire prendre en compte
la douleur dans les traitements médicaux.
Après quelques mois d'existence, seulement, son mouvement
regroupe déjà plus de 5000 sympathisants, de toutes
confessions, de tous milieux sociaux, bien décidés à
faire changer les choses.
De nombreux jeunes ont
également rejoint le mouvement, conscients de la
nécessité de dépasser aujourd'hui une conception
désuète de la maladie.
On ne peut plus se
contenter d'une médecine technique, qui a certes fait de
nombreux progrès mais qui a encore beaucoup à apprendre
au niveau humain.
La lutte contre la
douleur doit aujourd'hui devenir une priorité que ce soit
la douleur à long terme comme par exemple dans les
polyarthrites ou la douleur à court terme, comme nos
grands malades en phase terminale de cancer ou de sida,
pour lesquels la création d'unités de soins palliatifs
est une urgence dans l'urgence.
De nombreux associations
composées de bénévoles participent à ces trop rares
unités de soins palliatifs, souvent financées par des
fonds privés : " c'est intolérable qu'il faille
encore une fois faire appel au bénévolat, sous toutes
ses formes pour remplacer l'Etat défaillant !"
estime Lucien Etienne.
Outre les nombreuses
lettres, bulletins d'informations aux sympathisants et
même la création d'un site Internet ( http://www.menp.net
), "Mourir en Paix" a déjà effectué plusieurs
démarches au plus haut niveau de l'Etat.
C'est ainsi qu'en
novembre 2001, une délégation du Mouvement était reçue
au ministère des Affaires sociales à Paris. Une action
qui aura certainement pesé sur la décision de Bernard
Kouchner, ministre de la Santé. Quelques semaines plus
tard, il annonçait l'ouverture de 40 centres anti-douleur
dans tous les départements qui n'en avaient pas encore.
Pour Lucien Etienne et
ses amis, cette avance ne constitue pas une victoire, mais
une simple étape dans leur action qui continue plus que
jamais.

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"Mourir
en Paix" veut apaiser
les souffrances des malades
(Article paru dans la Provence)
Le mouvement créé par
l'avignonnais Lucien Etienne se bat pour la
généralisation des soins palliatifs
Il y a un peu plus de six
mois maintenant, l'Avignonnais Lucien Etienne entamait une
bataille destinée notamment à accélérer les soins
palliatifs. Un défi qu'il lançait après la mort
d'Hélène, son épouse, disparue en février 2001 des
suites d'une "longue et douloureuse maladie", en
créant un mouvement citoyen qu'il baptisait "Mourir
en Paix".
Ce mouvement est destiné
à accélérer la généralisation des soins palliatifs,
à lutter contre la douleur et à accélérer
l'humanisation des soins dans le système de santé. C'est
pour éviter que des personnes ne meurent dans des
souffrances abominables comme ce fut le cas pour son
épouse, que Lucien Etienne se bat.
Le mouvement regroupe,
après un an d'existence, plus de cinq mille adhérents,
conscients de la nécessité de rappeler aux élus qu'en
matière de santé, il y a des priorités : la douleur,
sous toutes ces formes, à long terme comme par exemple
pour des malades souffrants de polyarthrite, ou à court
terme des malades en phase finale de cancer ou de sida,
pour lesquels la création d'unité de soins palliatifs
reste une urgence. De nombreuses associations composées
de bénévoles participent à ces unités de soins
palliatifs (trop peu nombreuses) et très souvent
financées par des fonds privés.
Pour Mr Etienne,
"c'est intolérable qu'il faille, encore une fois,
faire appel au bénévolat, sous toutes ses formes, pour
remplacer l'État défaillant !".
Malgré l'ampleur de l'action à entreprendre, le
mouvement citoyen "Mourir en Paix" a obtenu un
résultat concret auprès du ministre des affaires
sociales.
Mr Etienne, accompagné
d'un groupe d'adhérents, a été reçu en novembre
dernier au ministère à Paris. A l'issus de ce
rendez-vous, Bernard Kouchner, ministre de la santé,
annonçait l'ouverture de quarante centres anti-douleur
dans les départements qui n'en avaient pas encore.
Jocelyne
Ricard.

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Lucien
Etienne lutte contre la douleur
Son livre,
"Hélène, tout simplement" illustre son
engagement
Depuis
quinze mois maintenant, Lucien Etienne a entamé une
bataille destinée notamment à accélérer les soins
palliatifs, une bataille qu'il a engagée à la mort de sa
femme, Hélène, décédée en février 2001 des suites
"d'une longue et douloureuse maladie".
Depuis ce
deuil qui l'a brisé, Lucien Etienne crie, dénonce, se
bat mais rend hommage aussi, pour que chacun ait le droit
de...mourir en paix.
"Mourir
en Paix" est le nom donné au mouvement qu'il a
créé pour accélérer la généralisation des soins
palliatifs, à lutter contre la douleur et à accélérer
l'humanisation des soins dans le système de santé.
La première démarche de ce mouvement (qui vient de
dépasser la barre des 6000 adhérents) fut de signaler
aux élus des affaires sociales et de la santé, la
carence des effectifs en matière de soins palliatifs, un
objectif atteint car le mouvement a fait bouger les
choses.
La prise de conscience des services concernés est
incontestable.
Son
combat, ses joies, ses peines, son émotion, son chagrin,
mais aussi les luttes, l'injustice, les aberrations, la
vie, la mort et l'après, tout cela Lucien Etienne a
décidé de le raconter dans un livre qui vient de
sortir, publié aux Éditions Licorne, intitulé
"Hélène, tout simplement".
Comme le
fait remarquer Anne Camboulives, écrivain dans le
résumé de cet ouvrage "au fil des pages, un
monologue poignant, Celui d'un homme brisé par un deuil
irréparable. Avec des mots touchants, poétiques et crus
parfois, Lucien Etienne vise juste, en plein cœur".
Ce livre
est en vente au prix de 20€. Mais Lucien Etienne tient
à faire remarquer qu'il ne veut pas d'argent pour son
mouvement. Par contre, tous ceux et toutes celles qui
souhaitent participer à ce mouvement de solidarité en
faveur des soins palliatifs, peuvent envoyer leurs dons à
"La maison de Gardanne" avenue de Nice, 13120 -
Gardanne, 0442659120.
Peut-être
avez-vous le film "C'est la vie", splendidement
interprété par Sandrine Bonnaire et Jacques Dutronc.
S'inspirant de ce lieu et traitant des deux moments de la
vie, l'amour et la mort. C'est à la Maison de Gardanne
qu'il a été tourné.
En
s'associant au formidable travail réalisé au sein de cet
établissement, le mouvement de Lucien Etienne souhaite
l'aider de son mieux, car pour financer des projets
d'agrandissement, les deniers publics qui commencent
malgré tout à ce débloquer , ne sont pas encore
suffisants.
Pour
obtenir de plus amples renseignements sur le mouvement
"Mourir en Paix" on peut contacter Lucien
Etienne
tel : 04.90.31.24.05
Émail : m.en.p.helene@wanadoo.fr
Site Internet : www.menp.net.

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Pour
venir en aide à "Mourir en Paix"
Le mouvement citoyen
" Mourir en Paix", lancé par Lucien Etienne à
la mort de sa chère épouse Hélène, décédée des
"suites d'une longue et douloureuse maladie", a
pour but de signaler aux élus des affaires sociales et de
la santé, la carence des effectifs en matière de soins
palliatifs.
Aujourd'hui, le mouvement
compte plus de six mille adhérents. Depuis, un livre est
né. Il s'intitule : "Hélène tout simplement".
Lucien Etienne y dénonce le manque d'humanité et de
connaissances de la médecine, les abus de pouvoir de
certains, allant même à dénoncer le manque de scrupules
de ceux qui agissent uniquement pour leurs intérêts
personnels.
En écrivant ce livre,
Lucien Etienne ne veut pas réaliser de bénéfices :
toutes les recettes sont reversées à la Maison de
Gardanne, établissement qui reçoit des malades en fin de
vie.
L'ouvrage, au prix de 20
€, paru aux éditions la Licorne, est en vente en trois
endroits : à la bibliothèque de la poste centrale
d'Avignon, au dépôt de presse, avenue des VERTES-RIVES
à Montfavet ou bien chez M. Etienne directement, 1216,
chemin de la Verdière à Montfavet. Pour de plus amples
renseignements sur le mouvement ou sur la façon
d'apporter une aide quelconque, on peut contacter le
04.90.31.24.05.

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Forum
Avignon : " La confiance menacée"
Mercredi 9 Octobre, à 20 heures, en mairie d'Avignon,
l'association Convergence Soignants Soignés, en
partenariat avec le Mouvement citoyen Mourir en Paix
organise un important forum sur le thème " la
confiance menacée" dans les domaines des soins
palliatifs, de la réanimation, de l'acharnement
thérapeutique, l'euthanasie, etc.
Des intervenants pour qui ces domaines n'ont plus de
secrets comme le docteur Nadine Memran, anesthésiste
réanimateur, le docteur Jean Marc la Piana, médecin,
directeur de la maison de Gardanne, France Devif,
déléguée régionale de l'association française des
polyarthritiques, le docteur Xavier Mirabel,
cancérologue, Lucien Etienne, fondateur du mouvement
Mourir en paix, Marie Rinceau, infirmière présidente de
Convergence soignants et d'autres acteurs du système des
soins, des soignés d'hier, d'aujourd'hui ou de demain et
leur entourage.
Les premiers projets de
l'association sont de sensibiliser les décideurs contre
les tentatives de légalisation de l'euthanasie et pour le
développement des soins palliatifs et du traitement de la
douleur : organiser dans toute la France des rencontres
réunissant professionnels et usagers de la santé ;
promouvoir et diffuser la charte de la médecine à visage
humain ; mettre en synergie les initiatives individuelles
ou collectives qui reconnaissent la dignité de la
personne malade jusqu'au terme de sa vie.
Comment favoriser le
mieux être de chacun, comment préserver une approche
globale de la personne ; comment garantir à tous un cadre
rassurant ? Voilà autant de questions qui pourront être
débattues au cours du forum du 9 octobre.

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Proposer
une médecine à visage humain
C'est
le but du Mouvement M en P et de l'association
Convergences, soignants-soignés qui viennent
d'organiser un forum éthique à la mairie.
La
Mairie a accueilli dernièrement un forum éthique
très intéressant organisé conjointement par le
Mouvement M en P de Lucien Etienne et l'association
Convergence soignants-soignés, réunion très
intéressante avec des intervenants de haut niveau
et véritables professionnels dans leur domaine
malheureusement suivie par un public trop peu
nombreux.
Parmi ces intervenants, on notait la présence du
docteur Nadine Memram, anesthésiste réanimateur,
le docteur Jean-Marc La Piana, médecin et directeur
de la Maison de Gardanne, France Devif, déléguée
régionale de l'association française des
polyarthritiques, le docteur Xavier Mirabel,
cancérologue, Lucien Etienne, Fondateur du
Mouvement M en P, Marie Rineau, infirmière et
présidente de Convergence soignants-soignés.
Ces deux mouvements ont en commun de vouloir
promouvoir une médecine à visage humain qui soit
fondée sur la confiance réciproque pour les
malades et pour ceux qui les soignent. L'objectif
est de multiplier les espaces de rencontres,
intéresser le maximum de personnes, faire des
espaces de rencontres où soignants, soignés
puissent dialoguer.
Une enquête et une lettre de liaison
L'association Convergence soignants-soignés
poursuit une grande enquête nationale sur la
confiance, à la base de toute relation de soins.
Elle a créé une lettre de liaison envoyée à des
décideurs de santé.
L'ensemble des usagers de systèmes de soins et
professionnels de la santé appelle à la
reconnaissance d'une médecine à visage humain
fondée sur quatre orientations : |
et
soignés qui évite les
deux dérives qui la
menacent :l'euthanasie
qui s'arroge le droit de
donner la mort
intentionnellement et les
soins inutiles ou
disproportionnés souvent
nommés acharnement
thérapeutique.
- Préconiser de bonnes
conditions de travail des
soignants et une
répartition adéquate
des responsabilités au
sein des équipes.
- Favoriser des solutions
d'accueil et
d'information des
patients et de leur
entourage.
Ce travail pour promouvoir les conditions de la
confiance renouvelée est le lot quotidien des deux
mouvements organisateurs de ce forum, c'est un
travail permanent auprès des Pouvoirs publics, des
médias, des responsables du système de soins, à
l'intérieur de l'hôpital et de lieux de soins, où
chacun s'engage à son niveau à renforcer les
conditions d'un soutien réciproque soignants et
soignés.
Créer des lieux de vie
Le Docteur La Piana au Forum est "très
optimiste, il existe une grande difficulté de
positionnement et de relation du mouvement de soins
palliatifs. Malgré tout, la mouvement se met en
place.
La Maison de Gardanne dont il a la responsabilité
accueille les patients atteints de sida ou de cancer
en fin de vie, c'est là qu'a tourné le film
"c'est la vie", avec Jacques Dutronc et
Sandrine Bonnaire.
Le docteur La Piana et toute son équipe travaillent
inlassablement pour que cette maison soit un lieu de
vie et non pas un mouroir. En France, il n'y a que
9 |
 |
Le
docteur Jean-Marc La Piana, directeur de la
Maison de Gardanne, Marie Rineau,
présidente de Convergence soignants-soignés
et Lucien Etienne, fondateur du mouvement M en
P. |
|
régions sur 24 qui
proposent ce genre de structure. Il s'est félicité
du travail accompli par les associations comme
Convergence Soignants - Soignés ou M en P. Elles
contribuent à faire bouger les choses, il a tenu à
rappeler qu'il n'y a pas de modèle de la bonne
mort, la mort sans souffrir n'existe pas, que la
douleur et la souffrance sont deux différentes, que
le médicament n'est pas forcément toujours la
solution, il faut laisser la question du choix,
"la valeur de la vie jusqu'à son terme"
Le mot de la fin a été laissé à Lucien Etienne,
fondateur du mouvement M en P qui a tenu à faire la
différence entre une association et un mouvement
citoyen. Le second est un mouvement de pression pour
proposer aux responsables du budget de santé des
choix prioritaires comme par exemple des budgets
plus importants pour la recherche médicale afin de
découvrir de nouveaux produits pour combattre la
douleur ayant moins d'effets secondaires. Pour que
le remède ne soit pas pire que le mal.
Mais rien ne peut se faire, s'il n'y a pas une
compréhension du citoyen. "Il ne faut pas
toujours attendre quelque chose de l'autre, il faut
s'éduquer soi-même".
A l'issue de la soirée; Mr Etienne devait remettre
au docteur La Piana un chèque pour la Maison de
Gardanne. Mr Etienne ne souhaite que chaque
généreux donateur envoie directement à la Maison
son chèque.
Un mouvement citoyen comme M en P n'ayant pas,
contrairement à une association, un objectif social
et donc un compte bancaire, ne peut être un
collecteur de fonds. |
-
promouvoir le dialogue
entre soignants et
soignés, pour trouver
des solutions aux
questions que posent
les évolutions de la
médecine et de la
biologie, sur les plans
technique, économique
et éthique.
- Encourager une
véritable relation de
confiance entre
soignants |
Un
témoignage concret et poignant :
France
Devif est déléguée régionale de
l'association française des polyarthritiques,
elle était présente au forum. Âgée de
58ans, France Devif est atteinte de
polyarthrite, elle a fait part de la
souffrance et de la douleur qu'elle endure
depuis 24 ans, car elle avait tout juste 34ans
quand la maladie a fait son apparition.
Cette douleur et cette souffrance, elle les
côtoie quotidiennement et son combat elle
sait qu'elle sera obligée de le mener
jusqu'à la fin de sa vie car cette maladie
est incurable.
Elle a raconté la relation extra passionnelle
qu'elle entretient avec le corps médical et
que la personne "la plus chère à son cœur
est sans aucun doute son rhumatologue".
La morphine et la cortisone sont également
des médicaments qui l'accompagnement
quotidiennement; sans eux, elle ne pourrait
avoir un semblant de vie normale. |
 |
|

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______________
| Paru
dans le Journal : " La Provence"
Jean
Marc Piana, le Directeur médical de la Maison
a été fait chevalier de la légion d'Honneur
vendredi soir à Marseille.
Cette distinction met en relief le travail
d'accompagnement que réalise toute l'équipe
de cette institution auprès des malades en
fin de vie.
|
Il |
| a
reçu cette distinction des mains du Sénateur
Maire de Marseille Jean Claude Godin devant
Roger Meï, Maire de Gardanne |
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| Lettre
de Convergence

Urgence vitale. II
débarque à I'hôpital en catastrophe. II passe en
réanimation intensive. Sa famille est là, en salle
d'attente. De l'autre cote, on s'affaire. On intube.
On ausculte. On palpe (pour moi, la médecine est un
sport de contact). On évalue les paramètres. On décide
des investigations à réaliser.
Se taire ouvre la
voie a tous les procès contention Pour les proches,
les minutes défilent, interminables. Et les heures
pourraient bien s'écouler. " Que se passe-t-il
? II est mort ou quoi ? On nous cache quelque chose.
Font-ils tout ce qu'il faut ? ". Si personne ne
vient, aussitôt que les choses sont cadrées, pour
établir le lien avec la famille, lui donner une
première information, même imprécise, un premier
élément de pronostic, le malaise s'instaure.
Certes, parler a une famille en pleine crise, c'est
s'exposer a des questions, parfois a des
agressions... Mais c'est aussi s'impliquer et s'impliquer.
Or, quoi qu'il arrive, nous aurons besoin de sa
confiance et de son acte An contraire, se taire
ouvre la voie à tous les procès d'intention quand
ce n'est pas le procès
tout court : il sanctionnera peut-être davantage le
défaut de communication que la faute.
Et ce qui vaut pour la famille ne vaut-il pas
davantage encore pour la personne malade ? II faudra
lui parler et tout expliquer, même si ce n'est pas
toujours compris. Ce lien est un élément
fondamental de la confiance.
Et la confiance, ça
sert à durer, à vivre, à guérir. Pour faire
vraiment passer un message, la voix humaine, c'est
le paquet cadeau qui rassure.
Internet offre pour les surfeurs plus d'éléments
techniques que ce qu'un médecin pourrait donner ;
mais le patient hospitalisé a besoin d'autre chose.
C'est pourquoi i! faudra réfléchir pour éviter de
trop perdre en humanité lorsque la réduction du
temps de travail conduira a saucissonner la présence
des médecins après celle des infirmières et des
autres soignants.
C'est le médecin, aujourd'hui, qui établit le lien
quotidien. Attention a ne pas nous réfugier dans le
tout technique, dans les seuls écrits - on pourrait
bien écrire un roman a chaque transmission de
dossier - ou, pire, dans les protocoles automatises
et désincarnes derrière lesquels on se protège.
Les Pays-Bas sont un triste exemple de cette dernière
dérive. Il est si facile de noircir des cases et de
pousser des manettes... Si le patient perd son
visage et si nous perdons notre voix, il devient
facile pour certains de t'expédier...

Pr. Olivier JONQUET Secrétaire de Convergence
Soignants Soignes
_______
DR
JEAN-MICHEL LASSAUNIERE : Douleur: l'absence
d'explication fait mal
| CONVERGENCE
: Comment prend-on en compte I'expression
d'une douleur pour administrer un traitement
?
J.M.
LASSAUNIERE : Une douleur n'a pas
d'expression.
C'est celui qui l'éprouve qui s'exprime, par
la parole, les Émotions, le comportement. Si
la qualité de la réaction entre celui qui
souffre et celui qui reçoit, écoute, examine
est essentielle, le contexte de survenue de la
douleur est important à considérer, la
douleur de l'accouchement, par exemple, fait
l'objet de pratiques bien codifiés dans les
maternités : information de la femme enceinte
sur les causes de la douleur au cours du travail
et présentation des techniques de
soulagement.
L'information anticipée est ici capitale pour
éviter la peur, facteur qui aggrave la
douleur. Même importance de l'information et
des explications dans le cas de la douleur
provoquée par des gestes médicaux (prélèvements,
pansements) ou de la douleur post opératoire
: le traitement antalgique doit impérativement
être relayé par la qualité de l'information
qui dédramatise. Ce qui reste valable dans le
contexte de douleurs liées au cancer : la
crainte de la récidive, de l'aggravation
augmente rapidement le vécu désagréable de
la douleur. En aucun cas le médicament ne peut
se substituer à cette démarche d'information. |
|
|
| CONVERGENCE
: Est-il possible de déléguer au soigne une
partie de I'administration anti-douleur ?
J.M.
LASSAUNIERE : Une part importance
de la prise
en charge d'une personne qui souffre consiste
à lui apprendre à exercer un contrôle sur
elle-même : réagir avant que la douleur ne
devienne intolérable et envahissante, distinguer
une douleur supportable d'une douleur
excessive, prendre un médicament anti-douleur
avant un soin douloureux ou un déplacement
que l'on sait provoquer la douleur. Cette éducation
permet à la personne qui souffre de retrouver
de 1'autonomie, Le médicament anti-douleur ne
peut pas tout, il est d'autant plus efficace
que la personne connaît bien ses avantages et
ses inconvénients.
CONVERGENCE
: Y a-t-il des analgésiques pour la douleur
morale ?
J.M.
LASSAUNIERE : II est des cas où l'absence
de soulagement de la douleur, de compréhension
des médecins vis a vis d'un patient qui
souffre entraînent une douleur morale. On
peut imaginer que dans le contexte d'un
cancer, cette situation mène rapidement au désespoir.
II est donc impératif de vérifier que la
douleur morale n'est pas sous-tendue par une
douleur physique négligée.
Dans d'autres cas de douleurs chroniques,
c'est la douleur morale qui prédomine et qui
réveille des douleurs dans le corps. Dans ce
cas, l'approche devra tenir compte de la complexité
des phénomènes et seule une prise en charge
pluridisciplinaire permettra d'espérer une amélioration.
Les analgésiques sont inefficaces sur la
douleur morale.
CONVERGENCE
: Quand le patient ne peut s'exprimer, comment
l'équipe soignante peut-elle évaluer et
soulager la douleur ?
J.M.
LASSAUNIERE : C'est a mon avis le
plus grand progrès récent dans le domaine du
traitement de la douleur. Des personnes qui ne
peuvent communiquer (comme les bébés ou les
personnes âgées démentes) peuvent ressentir
des douleurs et souffrir. Les préserves de l'effet
néfaste de la douleur, c'est les rejoindre
dans leur humanité profonde. Il a donc fallu
que les soignants mettent au point des outils
d'évaluation fiables reposant essentiellement
sur 1'observation du comportement (ex : l'échelle
française De plus, utilisée auprès des
vieillards qui ne communiquent pas).
CONVERGENCE
: Comment le personnel soignant vit-il la
douleur d'un patient ?
J.M.
LASSAUNIERE ; On ne peut jamais
vivre l'expérience de la douleur d'un autre.
Car cette expérience ne se partage pas. Celui
qui souffre pour la mettre en mots, la douleur
peut se " voir " par le comportement
douloureux ou 1'attitude antalgique, ou a
travers la détresse émotionnelle. Le
soignant, s'il est sensibilise, est alors
interpelle, puis incité à agir. La formation
du soignant garantit ensuite la qualité de l'intervention
et du soulagement offert a la personne qui
souffre. |
|
Lettre éditée
par l'association Convergence Soignants
Soignes, 28 rue Fondary - 75015 Paris - T£l.:
06 61 55 69 42 |
|

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SOINS
PALLIATIFS
: Toute une éducation à faire
Le IX, congrès national des soins palliatifs s'est
tenu ces trois derniers jours à Nice. L'histoire
des soins palliatifs de fin de vie se trouve à un
tournant. En France, il a fallu vaincre le mythe de
la médecine sur- puissante @,et curative. Il a
fallu aussi que des personnalités charismatique
portent le message dans le milieu des années
quatre-vingt Une première circulaire est arrivée
en 1985, puis une loi en 1999 . Les tabous sautent
doucement les uns après les autres.
Action majeure
Tous les
établissements, de santé, mais aussi l'ensemble de
la médecine libérale sont confrontés chaque jour
à des problèmes de prise en charge de la fin de
vie. Tous ont pris conscience qu'il s'agissait d'une
action majeure des professionnels de santé, avec le
soutien de bénévoles. Des réseaux existent de
puis des années déjà en région PACA. A Nice, le
CHU a créé une unité mobile intra-hospitalière
en 1993 et une unité régionale mobile en 2000, (service
du Docteur Nadine Memran). C'est aussi l'une des
préoccupations majeures du centre anticancéreux
Antoine Lacassagne. Les deux établissements
travaillent d'ailleurs en synergie. De son
côté, l'ARH a toujours milité en faveur d'un
SROS (schéma régional d'organisation sanitaire et
social) en région PACA qui va permettre de renforcer
les actions déjà engagées dans ce domaine.
Accompagnement
Dans ce schéma
régional, l'ARH a essayé de raisonner sur l'aspect
culturel.
" L'organisation des soins palliatifs est plus
un problème de culture que de structure
",rappelait jeudi le directeur de l'Agence
régionale d'hospitalisation, à l'occasion de la
cérémonie inaugurale.
Aujourd'hui, on accepte enfin de dire que là où
l'on ne peut plus rien faire, il y a encore
quelque chose à faire. " On prend la main de la
personne, on l'amène en dignité dans une absence
de souffrance physique et psychique. Cet
accompagnement fait appel à des notions qui vont
bien au-delà du caractère médical technique.
C'est une médecine humaniste " résume Nicolas
Boisseau, anesthésiste réanimateur à Lacassagne,
référent palliatif au CAL.
Il n'y a pas de
formule magique, il ne s'agit pas de tout
réinventer pour aider ceux qui souffrent et qui
vont nous quitter.
On aura certes
besoin de développer un peu plus de technique mais
aussi plus d'humanité. Ç'était le message de ce
congrès.
article
de Mme Isabelle BRETTE
ibrette@nicematin.fr
| L'
expérience hollandaise
Le Dr
Nicolas Boisseau, anesthésiste
réanimateur au centre anticancéreux
Antoine-Lacassagne, a évoque lors du
congrès de son expérience aux Pays-Bas
: " En réalité ils ont validé
une procédure déjà en vigueur
depuis 1994. En France on est bien
loin de ce débat et l'on a préféré
mettre l'accent sur les soins
palliatifs. Cela dit, il faudra
beaucoup de temps pour instaurer des
soins palliatifs forts. C'est un
travail très long, toute une culture
à instaurer, à intégrer dans la
formation des jeunes médecins. Cela
prendra au moins une génération.
" Les Hollandais étaient
persuadés que les soins palliatifs se
limitent à la prise en charge de la
douleur. Ils ont totalement occulté
le côté psychique. Ils sont
aujourd'hui en train de faire machine
arrière ".
Isabelle
Brette.
|
|
Fin
de vie : Le malaise des médecins
Premiers
résultats de l'enquête
" Attitudes et pratiques face aux soins
palliatifs "
menée par l'Observatoire régional de la santé
PACA.
Qu'en est-il aujourd'hui
de l'accès aux soins palliatifs (SP)?Comment les médecins
gèrent-ils leurs relations avec les patients en fin
de vie? Quelle attitude adoptent-ils face à
la douleur ? Quelle opinion expriment-ils sur l'euthanasie
? Autant de questions en suspens, depuis la loi de
1999 garantissant l'accès aux SP, devenue priorité
de santé publique et renforcée par la loi Kouchner
de 2002.
L'ORS PACA et l'Inserm
Marseille ont réalisé la première enquête à
l'échelon national, entre le 12 février et le 13
Mars 2002, auprès de 1 000 médecins généralistes
et spécialistes (cancérologues, neurologues, et
sidénologues).
Les premiers
résultats publiés lors d'une réunion, mardi
dernier, à l'Union Régionale des caisses d'assurances
maladie PACA (URCAM)," viennent combler une
partie du retard pris par la France en matière de visibilité
et de planification ... ", indique le Dr
Yolande Obadia, directrice de l'ORS.
L'enquête montre,
indépendamment du sexe et du statut
socio-économique du patient, une inégalité
géographique de l'offre (deux fois moindre à la
campagne et dans les zones faiblement urbanisées
qu'à la ville). La raison essentielle tient à l'absence
d'équipes spécialisées de proximité. La relation
du médecin traitant avec un réseau triplant la
fréquence de prise en charge.
Médecins trop
peu formés
" Les
médecins restent encore trop peu formés à la
douleur, fréquente en fin de vie (une sur cinq cancérologues,
contre un sur dix pour les généralistes,
neurologues et sidénologues) ", poursuit
Yolande Obadia. Sur le plan de la communication, le
diagnostic au patient en fin de vie est rarement
révélé, même lorsqu'il est en mesure de le
comprendre. Cinquante-sept pour cent des
généralistes préfèrent parler d'objectifs de
traitements que, toutefois près de la moitié des
neurologues et un tiers des cancérologues et
spécialistes du sida, ne précisent pas
systématiquement. Une minorité non négligeable se
déclare " mai à l'aise " dans la prise
en charge des patients en fin de vie. Un malaise
plus fréquent parmi ceux qui n'ont pas suivi de
formation en SP ou en algologie ou qui ne
communiquent pas sur les objectifs thérapeutiques
(28 % des neurologues et sidénologues, 17 % des
généralistes et 8 % des cancérologues). Ce
malaise est aussi davantage marqué par les
médecins réticents à l'usage de la morphine et de
ses dérivés. Leur emploi, préconisé depuis de
longues années, est majoritaire (85 % des cas) lors
de l'accompagnement médical de patients décédés
des suites d'un cancer.
Article
de Mr Charles VEGEZZI
| Et
l'euthanasie?
A
l'assertion suivante "
L'euthanasie doit entrer dans un cadre
légal, comme aux Pays-Bas ",
seul un médecin sur dix refuse de
prendre parti dans cette enquête
(voir article ci-contre).
Généralistes (45 %) et neurologues
(47 %) souscrivent plus facilement à
une telle législation que
sidénoloques (37 %) et cancérologues
(35 %). Les pratiques médicales en
fin de vie font diverger les idées
sur la notion même d'euthanasie et
les opinions sur sa législation. Une
forte minorité, moins bien informée,
assimile à de l'euthanasie l'arrêt
des techniques de réanimation, la
prescription d'une sédation active ou
de morphine à haute dose, et penche
pour la légalisation. Au contraire
des praticiens familiarisés avec
l'approche palliative plus souvent
opposés, mais qui ont nettement
tendance à assimiler ces trois pratiques
à de l'euthanasie. Quant aux
médecins " mal à l'aise "
ils restent plutôt favorables. |
|
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|
La Maison est avant
tout un centre de soins palliatifs extrahospitalier
situé à Gardanne. Elle reçoit des personnes
atteintes de pathologies graves (sida. cancer,
maladie d'Alzheimer, sclérose en plaques...).
Différente des modèles hospitaliers habituels.
elle se distingue par son ambiance et son aspect
familiaux. La maison jaune aux volets bleus, entourée
d'un jardin et d'une terrasse, est actuellement
composée de 12 chambres individuelles offrant le
maximum de confort aux résidents. Une petite villa
au flanc de la colline propose des chambres pour la
famille des malades. Tout a été -conçu pour que
la personne malade ne soit pas confrontée en
permanence à sa maladie. d'où l'absence
par exemple de blouses, de chariots et de rampe à
oxygène à la tête des lits. L'autre grande caractéristique
de cet établissement est de proposer à ses
patients des soins palliatifs, qui regroupent
l'ensemble des soins actifs et globaux dispensés
aux patients atteints d'une maladie, et
généralement en fin de vie. Qu'est-ce que les
soins palliatifs? Ils comprennent l'atténuation de
la dou. leur, des autres symptômes et de tout
problème psychologique. social et spirituel,
lesquels deviennent essentiels au cours de cette
période de vie. L'objectif de ce type de soins est
d'offrir aux patients et à leurs proches la
meilleure qualité de vie possible. limitée dans sa
capacité d'accueil, en tout cas jusqu'à
l'agrandissement de la structure, La Maison a mis en
place une unité mobile de soins palliatifs en
janvier 1998, Composée aujourd'hui d'un médecin et
de 3 infirmières, cette unité ne prend pas en
charge les soins, pour ne pas se substituer aux
soignants habituels du patient, mais a pour objectif
d'aider à la prise en charge de la douleur par des
conseils thérapeutiques, Tout cela en collaboration
avec l'équipe de soignants, car le médecin de
l'unité n'est pas prescripteur. Autres missions des
infirmières: soutenir les patients et leurs proches
et tenter de mettre en place un réseau de soutien
du patient, selon ses besoins,
Faciliter la
vie des patients
C'est le cas de
Christiane, tout juste âgée de 40 ans, et qui
souffre d'un cancer pulmonaire depuis trois ans
déjà. Elle vit dans un lotissement à Martigues,
en compagnie de ses trois enfants âgés de 14 à 18
ans. Depuis quelque temps, elle reçoit des visites
de Michelle Fontana, l'une des trois infirmières de
l'unité mobile. Michelle fait partie de la Maison
depuis 9 ans, d'abord au centre et depuis 5 ans en
unité mobile. "Ce sont des assistantes
sociales qui nous ont parlé de Christiane,
raconte-telle, car elle était dans une situation
pas très évidente," "Nous sommes allés
la voir pour évaluer sa situation pour chercher
comment nous pourrions l'aider à avoir une vie plus
simple, pour mieux l'accompagner et améliorer sa
prise en charge. Depuis, nous nous y rendons
régulièrement pour l'écouter, voir comment elle
va et agir le cas échéant, tout en usant de
diplomatie tant avec la famille qu'avec l'équipe
soignante," Un réseau de prise en charge globale
a ainsi pu être mis en pl | |