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Hélène est partie dans des souffrances atroces et des conditions
inadmissibles.
Les soins palliatifs sont en effet inefficace et peu développés.
Le seul produit utilisé, la morphine,
n'a d'autre effet que d'ajouter le mal au mal en enlevant au malade les
dernières défenses qui lui restent, en neutralisant les organes encore
seins.
Pour Hélène, les effets secondaires
de la morphine ont d'abord atteint la vessie, les intestins et enfin les
poumons la précipitant ainsi dans des souffrances abominables en
l'espace de quelques heures, l'issue fut fatale.
Tout au long du dernier mois que j'ai
vécu dans sa chambre d'hôpital, jours et nuits et particulièrement
les deux dernières semaines, j'ai eu le sentiment d'abandon total des
professeurs qui la soignaient, abandon involontaire bien sûr ... mais
par manque de moyens et de connaissances médicales.
Les quatre derniers jours de vie, elle
les a vécus sous morphine, un véritable combat contre la fin, Hélène
était comme un boxeur auquel on aurait attaché les deux poignets, lui
enlevant ainsi toute chance de prolonger son combat pour la vie car
après tout, c'était la sienne, personne n'a le droit de décider pour
vous.
C'est en tout cas ce en quoi Hélène
croyait.
Pour que l'histoire se renouvelle un peu moins fréquemment, Lucien, son
compagnon, depuis quarante sept ans, a engagé cette action pour alerter
l'opinion publique sous forme de pétition et l'action ainsi que les
objectifs sont tout simples :
Être
suffisamment nombreux pour se faire entendre, faire en sorte que nos
chercheurs obtiennent plus de moyens pour faute de guérir, permettre
aux patients de vivre jusqu'au bout dans la dignité, ce serait la
moindre des choses.
Merci de nous
rejoindre.
Après seulement trois
mois d'existence, nous sommes déjà 1800 adhérents.
L'objectif à fin 2001
est de 20.000 (vingt mille), Il y a encore de la place !
Adhérez, faites
adhérer ... pour qu'Hélène n'ait pas souffert pour rien.
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